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 Quand les Yakuzas mènent la danse [libre]

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Maitre du Jeu
{ Fondateur } MJ & PNJ.
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MessageSujet: Re: Quand les Yakuzas mènent la danse [libre]   Dim 16 Nov - 22:53

[ HRP - Désolée, c'est bien plus court qu'hier >< ]


Aucune blessures ne pouvaient réellement disparaître. Soit, l'on décidait d'enfiler un simple masque et de vivre comme cela, en continuant de se voiler la face. Soit l'on apprenait à vivre avec, ce qui mettrait en pratique une phrase plutôt célèbre, tirer profit de ses erreurs. Soit l'on restait comme des zombies, las de vivre, n'attendant plus rien d'elle.

Chika, comme beaucoup d'autres, avait en quelque sorte une double personnalité. Plus précisément une carapace. De toute façon, qui ne passait pas par là ? Rare de nos jours étaient les personnes stable et bien dans sa tête. Si cela existait encore, et surtout s'ils étaient nombreux, elle voudrait bien être pendue par les pieds !

Finalement, aussitôt dit, aussitôt exécuté. Il s'était assit. Plutôt incroyable de sa part. Intérieurement, la jeune fille était contente d'elle. Un bon chien qui obéit. Mais ce n'était que secondaire. En réalité, elle s'inquiétait surtout pour lui. En temps normal, elle n'aurait pas été aussi sèche, et ne lui aurait sûrement pas donné un tel ordre.

« Tu as sûrement dû faire un faux mouvement, et ta plaie s'est aggravée. »

Déduction plus où moins vrai. Puis, vu comment il avait la bougeotte depuis tout à l'heure, c'était sûrement inévitable. Doucement, mais sûrement, le matelas s'imbibait du sang de Tomâ. Soupir. Comment calmer cela aussi vite ? Elle n'avait pas son brevet de secourisme, et n'était en rien habituée à ce genre de situation.

D'ailleurs, en y repensant, ce pauvre homme qu'il avait mit à terre, qu'était-il devenu ? Regrettant un peu de ne pas s'être occupé de son cas, Chika préférait ne pas s'attarder sur ce genre de choses et s'occuper de quelqu'un qu'elle connaissait. Tout du moins, qu'elle connaissait un peu plus.

« Je vais le faire. J'ai l'habitude. »

De nouveau, il était redevenu quelqu'un de froid. Il arracha le tissu des mains de la jeune fille afin de continuer à appuyer sur sa plaie. Cela ne servait à rien. Mise à part la rouvrir. Soupir. Décidément, quelle tête brulée ! Quel crétin même ! Bouillonnant intérieurement, la jeune fille le regardait entrain de se bander lui-même. Pitoyable. Il n'y arrivait même pas.

Du même geste que lui, elle lui arracha des mains, profitant de son air absent. Il avait abandonné, mais pas elle. Comme elle était présente, elle n'allait pas rester là sans rien faire. Laissant la plaie saigner, elle le banda tout de même, s'approchant un peu plus de son torse lorsqu'elle devait faire le tour de son corps avec la bande. Son souffle chaud se déposait dessus à chaque fois.

Lorsqu'elle eu finit, la jeune fille prit un peu de distance. Fière d'elle, elle ne cessait de regarder son travail. Puis, elle redressa la tête vers Tomâ.

« Ce n'est tout de même pas compliquer de laisser ta fierté de côté. »

Silence.

« Quand c'est nécessaire... »
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MessageSujet: Re: Quand les Yakuzas mènent la danse [libre]   Mer 19 Nov - 19:34

Chika avait semblé étonnée qu'il eut "répondu" à l'ordre qu'elle lui avait donné. Il n'osa pas dire la vérité crûement, et préféra la laisser dans l'espérance qu'il eut exécuté l'ordre délibérément.

« Tu as sûrement dû faire un faux mouvement, et ta plaie s'est aggravée. »

Cette remarque le fit sourire, il ne répondit pas, grimaçant sous la brûlure qu'infligeait la plaie jusqu'alors endormie.Elle était médecin maintenant ? Il n'avait rien ressenti jusqu'ici, pourquoi ? Parce qu'il ne s'en était pas préoccupé. Et il avait fallu qu'il remette ses clopes dans sa poches pour que son torse boue beaucoup... Et pourtant, il avait porté Chika non ? Il repoussa ce souvenir dans son esprit, préférant revenir au présent. Il n'eut pas le temps de bouger - ou alors il ne voulait pas - et Chika l'aida en enroulant la bande autour de son torse. Il se laissa faire, trop faible pour répondre à l'agacement qui le gagnait qu'on s'occupe ainsi de lui tel d'un être qui avait besoin des autres, dépendant.

« Ce n'est tout de même pas compliqué de laisser ta fierté de côté. »

Chika semblait fière. Tomir préféra se taire au vu de la phrase dont elle venait de le piquer.

« Quand c'est nécessaire... »

Il maugréa doucement. Etait-il nécessaire, alors qu'il se sentait si faible, de l'agacer à ce point ? Pourquoi elle en venait à sa fierté soudainement ? En quoi ça la regardait ? Il se leva, évitant de la toucher ou même de la frôler, et alla s'adosser de nouveau mur, observant d'un air écoeuré les draps taché de sang. Son sang. Il en avait perdu tant ? Le liquide encore poisseux sur ses mains en était la preuve. Il grimaça de nouveau, toujours aussi dégoûté. Il aimait l'odeur de fer qui émanait du sang. Mais c'était toujours celui des autres. Il s'était montré si faible... Il avait été touché...

"- Je suis fier, je ne vois pas où est le problème. Je suis même quelqu'un qu'on pourrait considérer d'orgueilleux. Je ne laisserais pas tomber cela, jamais. C'est trop ancré. Je suis trop fier, de cette fierté. C'est sûrement... Tout ce qui me reste, maintenant... Ce qu'il m'a laissé...Héritage..."


Il avait commencé à ruminer ses dernières paroles, pensif. Son père était-il aussi orgueilleux que lui ? Cet homme qu'il souhaitait tuer, quitte à y perdre la vie...Il poussa un profond soupir, et il allait de nouveau parler - pour parler, pas pour s'excuser, même si ses paroles relevait de ça - quand son portable sonna. Il ne comprit pas où il l'avait posé et vit qu'il était sur le sol. Il avait dû le faire tomber. Tomâ s'approcha, se pencha avec douceur, et prit le portable, décrocha.

"- Allo ?
- Tomir, c'est Kaoru ! Tu es libre, là ? Le gang de Ideka est venu, et il nous a prit par surprise. C'est un vrai champ de bataille... Alors j'ai pensé à toi...Tu peux venir ? On a besoin de toi !
- Où ?
- Square près du centre ville, avec les réverbères blancs, tu vois ?
- Hmm."


Il raccrocha, et décocha un regard à Chika. Il était en état de se battre, il le savait, mais il se doutait que si il disait où il allait, elle voudrait soit l'en empêcher soit venir avec lui, et les deux hypothèses seraient des poids qui lui ferait perdre temps et concentration. Tomir s'approcha de la porte pour sortir, ouvrit la porte puis s'arrêta dans un geste effacé et lent.

"- Je dois partir, c'est pressé. Demande mon numéro à Ai. Ne me suis pas ça pourrait être dangereux. Appelle moi, quand tu voudras me revoir. Sur ce, Goshoujin-sama..."

P
ointe d'ironie dans sa voix, et il descendit en trombe les escaliers. Il sortit de l'immeuble, récupéra son épée sous les regards curieux de ses amis, et Ai lui demanda d'un regard ce qui se passait. Tomir secoua lentement la tête - ce n'était pas si important que cela. Il demanda à voix basse à Ai de donner ses coordonnées à Chika, et de la reconduire si cela était nécessaire. Il lui dit aussi qu'il allait se battre, et il joua avec ses doigts sur le manche de son sabre avec un sourire sans équivoque. Il était redevenu le chef des Akiras, et non plus l'être sans masque que Chika faisait naître chez lui. Et sans plus un regard derrière lui, il se mit à courir avec une grâce de chat, l'épée au côté, la douleur dans son flanc moins douloureuse, l'esprit plus confus qu'il ne l'avait jamais été.

Que se passerait-il si elle le contactait ? Il devrait vivre avec elle ? L'idée ne lui déplût pas assez pour qu'il ne se posa pas de question. D'où lui venait cet accès soudain de sentiments humains, lui qui se targuait d'être fort ?! Et pourquoi avait-il le sentiment de vouloir la protéger, comme un prince face à sa princesse ? Bien que Chika fût loin d'être une héroïne de conte de fées... Il laissa ses questions et entreprit de se faire un masque de dureté. Le sourire qu'il aborda ce soir là face à ses ennemis fût empreint d'une humanité presque terrifiante.
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