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 L'aube d'un jour nouveau [ Libre ]

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MessageSujet: L'aube d'un jour nouveau [ Libre ]   Ven 14 Nov - 23:36

L'aube s'approchait de minute en minute, le ciel n'allait plus tarder à se colorer de couleurs si sublimes que l'homme, jamais, ne saurait reproduire même en les photographiant, la beauté de ce spectacle n'était pas figée comme sur une photo ou gâchée par les bords d'une télévision, l'éphémérité du lever du soleil n'avait d'égal que son opposé pourtant si proche : le crépuscule.Admirable scène où l'astre du jour remporte sa lutte acharnée contre la lune, qui pourtant prendra sa revanche le soir, un combat sans fin, un éternel recommencement que l'homme se devait de savourer tant qu'il était vivant.Pas de bruits, hormis le vent dans les feuilles des arbres et les oiseaux qui célébraient la victoire de leur favori en chantant, mélodie d'espoir tellement belle.Le temps lui-même était sans importance, l'heure était passée au second plan et la plupart des gens s'en souciaient, dormant avant d'entamer une dure journée ou après une fête terminée tardivement.C'était Tokyo, à l'aube du quinze novembre de l'année deux-mille-huit, Tokyo, à l'aube suivant une soirée agitée.Agitée pourquoi ? Agitée comment ? Agitée pour qui ? Tant de questions qui ne se précisent que si l'on effectuait un zoom sur la baie de la capitale, et plus exactement encore, sur les rives du fleuve Tama.

L'endroit était désert si l'on excluait une chose roulée en boule, couchée dans l'herbe recroquevillée sur elle-même, un téléphone portable ayant échappé de sa main immobile, un regard fixant l'appareil qui illuminait légèrement son visage à moitié caché par ses genoux.Oui, la demoiselle dont il était question avait passé la nuit dehors, mais ce n'était pas comme le commun de l'humanité.Elle, Hikari Nakayoku, n'était pas une malchanceuse avec nulle part où aller et encore moins une amoureuse des fêtes où elle aurait été si saoule qu'elle ne se serait plus souvenue où elle habitait ou qu'il aurait été trop dangereux de s'y rendre dans son état.Non, Hikari n'avait juste pas eu l'envie de rentrer, trop dégoûtée par ce qui s'était déroulé la veille, elle n'avait pas fermé l'oeil, et ça faisait déjà deux jours qu'elle n'avait plus dormi, deux jours de trop pour une fille qui travaillait énormément pour assurer son avenir, plus incertain que celui de ceux qui étaient en université de droit ou de médecin, elle, petite dessinatrice aux rêves musicaux.


<< Tu es folle ! Mais folle à lier ! Hikari, qu'est-ce qui t'as pris ?! >>
" Mais...mais...Inori...je...j'ai... "
<< Oh ! Et puis de toute manière, ce ne sont plus mes affaires ! Si il t'arrive quoi que ce soit, ne t'adresses pas à moi ! Maintenant, tu sors d'ici et tu retournes chez toi ! >>

Tais-toi ! Tais-toi ! Sans cesse, elle se le répétait, les paroles de sa soeur lui revenaient en mémoire, paroles qu'elle n'en pouvait plus d'entendre, paroles pourtant justifiées qu'Hikari comprenait bien, elle n'en voulait absolument pas à son aînée de lui avoir dit ça, c'était par soucis de la protéger qu'elle s'inquiètait pour elle, même si cette inquiètude s'était manifestée sous forme de colère.Hikari souhaitait oublier ce passage qui n'était qu'une dispute entre frères et soeurs, mais...elle s'était tellement peu brouillée avec des gens et particulièrement avec sa soeur qu'elle redoutait le pire.Et si Inori avertissait ses parents en leur exposant le problème ? Aucun doute, eux, ils auraient agi sans la moindre hésitation, et en plus d'être exterminée et réduite en poussière, il y aurait eu un autre en situation problématique.Qui donc ? Pour cela, il aurait fallu revenir aux événements qui s'étaient déroulés la veille, pendant la journée.

Ce quatorze novembre, le pas avait été franchi, Hikari avait rencontré son colocataire, Sean Keith, elle avait appris comment prononcer son nom et avait connu les premières heures de colocation de sa vie.La miss n'avait point averti son entourage de l'exploit qu'elle s'apprêtait à accomplir, et à vrai dire, le fait d'avoir garder le secret lui pesait bien trop sur sa petite conscience de fille modèle.Ainsi, elle décida de prévenir en premier la personne à laquelle elle tenait le plus, celle qui l'aimait et la comprenait plus que personne, Inori.C'est pour ça que lors nuit précédente, la brune aux yeux foncé alla dîner chez son aînée et sa famille, jouant avec sa toute jeune nièce, discutant avec sa soeur et son mari.C'est en plein milieu du repas qu'Hikari aborda le sujet, souriante et fière, ne se rendant pas compte de sa propre bêtise.Celle qui partageait le même sang éleva le ton, criant sur la stupidité sans nom de la violoncelliste, les raisons abordées furent bien évidemment l'habituel " Mais tu ne le connais pas ! " ou le " Tu ne sais pas d'où il vient, quel est son caractère et si il est hypocrite ou non avec toi " et pour terminer, Ino' demanda à quoi il ressemblait.A ça, Hikari ne put que répondre que certains points, comme quoi son visage était ravagé de fatigue et qu'il semblait avoir dû dormir dehors et ne pas s'être bien nourri depuis longtemps.Et ce fut cela qui déclencha l'arrivée des phrases qui obsédaient Hikari.Des phrases horribles qui montraient bien l'attachement que sa famille avait pour elle, mais l'étudiante ne pouvait pas s'empêcher d'être elle-même, et donc incroyablement mal dans sa peau suite à tout ça.

Avait-elle aussi bien agi qu'elle le pensait ? S'asseyant sur la rive, elle y passa la nuit à réfléchir, espérant recevoir un coup de téléphone ou un message en guise d'excuse.Plusieurs fois, elle somnola, ses membres engourdis à cause du froid, mais l'inconfort et les bruits émanant de la ville l'en empêchèrent.En partant, elle avait oublié de prendre son manteau et sa veste, heureusement qu'elle était abritée du vent pour ne pas tomber trop malade.Lorsque le soleil commença à éclairer Tokyo, Hikari se redressa, s'asseyant, elle vérifia une énième fois le contenu de son portable au cas-où elle n'aurait pas entendu la sonnerie de celui-ci lui indiquer la réception d'un message éventuel, et elle le rangea dans l'unique poche de sa robe rouge terne.Elle resta là, regardant le fleuve sans se soucier de la vie qui se réveillait doucement et des bouchons qui n'allaient pas tarder à bloquer la ville lors des heures de pointe.Elle était là, c'était ce qui comptait, et elle se fichait bien de ce que les promeneurs allaient penser d'elle, elle ne bougerait pas d'ici.
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