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 Une journée de travail... Comme les autres? [ PV Hikari ]

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MessageSujet: Une journée de travail... Comme les autres? [ PV Hikari ]   Lun 17 Nov - 22:48

Son regard se perdait au loin, observant l'horizon de Tokyo et les gens qui marchaient en grand nombre sur le trottoir. Les voitures circulaient, et comme souvent, il y avait de nombreux embouteillages. En ce moment même, ce n'était pas Hiro le chieur, celui que personne ne peut supporter et dont tout le monde à peur, mais bien Monsieur Kazuhiko, homme droit et travailleur. Il venait tout juste de terminer le rapport d'un groupe, à présent il n'avait plus rien à faire. Il jeta un œil à la montre qui ornait son poignet, avant de se lever, passant ses mains sur sa veste de costard pour empêcher qu'elle se plisse. Le jeune homme se dirigea vers une étagère, attrapant les dossiers du personnel. Il les posa sur son bureau, et se dirigea ensuite vers la machine à café qui se trouvait près de la porte de son bureau. Il y mit du sucre et prit ensuite une touillette en plastique pour le mélanger.
Certaines de ses journées n'étaient pas très passionnant, il préférait très certainement déconner dans le centre-ville, mais ici il était au travail et devait garder une bonne réputation pour Feu son père, et rester ainsi parfait. Il n'aimait en aucun cas les choses monotones, mais cette journée s'annonçait ennuyeuse, si pas plus.

" Nakayoku... "

Cette chose attira son attention, c'était le premier dossier de la pile qu'il avait posé il y a quelques minutes. Le jeune homme s'arrêta un instant, semblant surpris, et surtout pensif. Ce nom, il lui rappelait pas mal de souvenirs, son père lui avait déjà dit quelques mots sur cette famille, surtout sur le père. Il posa son café à côté de la pile, qui était parfaitement droite, et prit le premier dossier. Il l'ouvrit, lisant ce qui concernait cette jeune femme. Dix-neuf ans, secrétaire, elle convenait parfaitement à ses critères. Non pas au critère de la femme qu'il draguerait éventuellement, mais plutôt à celle qu'il essaierait de manipuler, mais avant de juger, il devait la voir.
Puisqu'elle était sa secrétaire, il aurait le temps de l'apercevoir, après tout, c'est lui le chef, non? Il continua a feuilleter le dossier, espérant tomber sur quelque chose comme ses passions, qu'il trouva bientôt. Après avoir survolté celle-ci, il tomba sur quelque chose de plus intéressante, elle était Japonaise.
Jamais il ne se serait douté que sa fille travaillerait ici, certainement qu'il l'a aidé en en parlant à quelqu'un pour trouver un job pour sa fille chérie. Il soupira et remit le dossier sur la pile, ne se souciant même pas de le remettre droit ou non, les gens qui ne font rien et qui obtiennent pourtant des choses, il n'apprécie pas.

Le jeune homme enleva sa veste et l'accrocha au porte-manteau près de la machine à café, avant de traverser la pièce à grands pas pour récupérer son café et se rassoir sur son fauteuil. Il prit quelques dossiers, commençant par celui d'Hikari, puisque c'était le premier. Il le posa à côté de son ordinateur portable qu'il ouvrit. Il commença à rédiger des documents sur les employés de Gaïa ainsi que sur les statistiques de vente des groupes. Hiro trouvait toujours quelque chose à faire, car il faisait tout quelques jours avant, et n'avait donc plus rien à faire pour le jour même... Idiot mais c'est ainsi. Dans la pièce, il y avait deux bureaux vides, certainement ceux des secrétaires, qui semblaient pour l'instant inoccupés. Dans ce bureau, il n'y avait aucune vie, tout semblait figé et mort. Mais vous allez me dire, des classeurs et des cadres ca ne bouge pas, mais Hiro ne semblait pas toucher à ce qu'il se trouvait ici. Si, sauf qu'il rangeait tout parfaitement par la suite, comme un meurtrier qui efface les traces de doigt qu'il a laissé sur le poignard.

Discret, il l'est. Mais il est pourtant aussi omniprésent, faisant des rédactions, des synthèses, étudiant les statistiques, à lui seul, il faisait presque le travail d'une équipe entière. C'est grâce à son père qu'il est ainsi, mais c'est aussi grâce à lui qu'il n'a pas eu d'enfance... Mais est-ce une bonne chose?
Son travail fut bien vite entamé, et encore plus rapidement fini. Il imprima le tout et le mit dans un dossier caramel qu'il rangea dans un tiroir, il ferma son portable et regarda à nouveau l'heure sur son portable, Onze heure dix. L'heure du diner arrivait, il commençait à avoir faim, mais étant parfait, il ne pouvait pas manger avant l'heure. Plongé dans ses pensées, son regard s'était à nouveau noyé dans le paysage de Tokyo, observant la vie qui se déroulait sous son nez par la baie vitrée de son bureau. Lui était inactif, et tout ses gens étaient en mouvement. Certains se rendaient au travail, d'autres allaient faire du shopping, d'autres encore allaient manger dans un fast-food au coin d'une rue. Les enfants étaient à l'école, d'autres, en bas âge, étaient baladés dans une poussette, observant le paysage de leurs grands yeux, découvrant la ville.

Un frappement sur la porte en bois lui fit quitter ses pensées, il fit tourner sa chaise et dit d'une voix audible, et elle aussi, si parfaite.

" Entrez. "

Sûrement encore une personne qui allait lui demander un conseil, de l'aide pour une rédaction, un nouveau groupe à découvrir, ou qui sait... Sa secrétaire; Nouvelle proie, jeune et pleine de vie, ayant des passions diverses et intéressantes... En espérant qu'elle soit un minimum jolie, pour rendre cela plus amusant. Malgré ces pensées perverses et étranges, le visage du jeune homme restait sérieux et angélique, attendant que la porte s'ouvre et qu'il découvre le visage de celui qui se cachait derrière.

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MessageSujet: Re: Une journée de travail... Comme les autres? [ PV Hikari ]   Mar 18 Nov - 20:27

La lente agonie du jour accompagnait un mouvement précis, connus par coeur, quelque chose de griffonné, quelque chose de si vite oublié, des mots, qui même écrits sur un bout de blanc vide ne resteraient pas, malgré que la chose eût été soi-disant plus fiable que la parole.Un regard jeté, aussi rapidement détourné, alors que le précieux était enfoui dans une sacoche blanche, peut-être n'en ressortirait-il jamais, ou seulement pour aller rejoindre le sort des autres ordures, parfois si essentiel, un morceau qui disparaissait d'un tout, un peu comme du papier, le détachement douloureux d'un bout de soi-même, qui finit par être retrouvé, un bout nommé souvenir.Vestiges d'un passé qui parfois devrait rester à l'imparfait tant il fait mal, car si le fait qu'il s'en aille ne procure pas la moindre souffrance, il revient toujours, plus dévastateur que si il était resté à la surface, surface troublée, surface d'une étendue d'eau s'agitant pour lui, représentative des sentiments qui s'activaient, de la vaine tentative pour qu'elle reste là, car d'un côté, c'était mieux pour nous, c'était mieux pour eux.Eux qui regardaient la destruction, la contemplaient sans s'en rendre compte, une impression de fausseté, de mensonges si vrais que l'on croit sans croire, une opposition, comme tant d'autres, quelque chose que l'on sent, tout simplement.

Un trait fin et rapide sur du vide, le syndrome de la feuille blanche paraîssait être à mille lieux d'affecter sa manière de voir les choses, partie de l'imagination transposée sur papier, l'image était nette, dans cet esprit si paisible, pareil à quelque chose qui existait et qu'elle reproduisait comme aurait pu le faire une photocopieuse si elle avait pu ne pas avoir besoin de modèle.Tout comme ce qui est petit finira par devenir grand, l'abstrait commença à ressembler à du concret.Un visage mélancolique et absent sur fond de simplicité, une demoiselle à la robe simplement blanche et aux détails élégants, des cheveux balayés par le vent qu'elle tentait de ramener derrière son épaule droite, assise sur une balançoire imaginaire à laquelle elle se tenait de sa main libre, balançoires aux matériaux transparents, comme du solide presque invisible, seulement un rien opaque, une rose noire dans ses cheveux d'or.Vivante tout en semblant si morte, l'héroïne donnait l'impression d'être si réelle qu'elle aurait pu sortir du dessin si, lorsque le coloriage fut achevé, Hikari n'avait pas refermé son bloc de feuille sur elle, si ce n'avait pas été qu'un dessin, sans doute aurait-elle eu des remords à commettre un tel acte.Rangeant dans sa sacoche ce qui était un devoir pour le cours du lendemain, la violoncelliste constata que son sac était taché, son destin était donc scellé : Il finirait dans la machine à lessiver.Avant de passer à ça, mieux valait cependant de vider son contenu.Ne comptant visiblement pas abandonner son portable aux flots d'une eau parfumée à la pèche, elle commença à sortir les objets, uns à uns, minutieusement, retirant les bouts déchirés de mots envoyés en classe alors qu'elle n'était encore qu'une jeune adolescente.

Lorsque tout fut dehors, elle lut, conversations qui ne lui revenaient pas, mais qui la faisait sourire, malgré le manque de sincérité de ces messages lorsqu'il s'agissait d'elle.Elle n'était pas une amie, simplement une servante à qui on le faisait croire, un peu comme si l'envie d'être importante était pareille à l'âne auquel on montre la carotte pour le faire obéïr.Visage triste, semblable à son croquis de rêve, elle retomba sur quelque chose de plus douloureux encore, tellement douloureux que le décrire à la perfection ne serait qu'une illusion.Après tout, peut-on s'imaginer à la place de quelqu'un d'autres ? Pensez qu'en lisant un passage de l'histoire, vous pourriez pleurer serait bien étonnant, ces personnes-là existent, Hikari pouvait pleurer pour un rêve, Hikari pouvait pleurer pour quelqu'un qu'elle ne connaissait pas : Elle était véritablement l'une des personnes les plus touchantes de ce monde, les plus affectées par le malheur, même si celui-ci ne l'atteignait pas, celles qui souffraient le plus, pour ce que les autres ne considéraient que comme " pas grand chose ".Pas grand chose...mais quelque chose quand même...

La nuit passa, bercée par des rêves aux allures de cauchemars, poussant la pauvre âme à errer entre des sommeils légers et peu réparateur.C'est avant l'arrivée du soleil qu'elle se leva, terminant de ranger son sac qu'elle déposa dans la cuisine, préparant un bol de céréales qu'elle avala sans la moindre joie au coeur, joie qu'elle priait pour récupérer lors des cours.Le dessin, héritage de sa mère, si fière d'elle, comment aurait-elle pu décevoir ce qu'elle espérait pour sa fille ? Croisant les doigts pour que son devoir reçoive une note excellente, la Gothic Lolita envoya son bol rejoindre le lave-vaisselle.Attrappant sa sacoche au passage, elle quitta l'appartement sans voir Sean : Il devait certainement dormir encore, et jamais elle n'aurait osé risquer de le déranger pour le moment : Il semblait si fatigué et elle était persuadée qu'il aurait fait de même.Oui...Sean était quelqu'un de profondément brave et gentil...mystérieux et cherchant une lumière pour quitter sa propre pénombre un peu maladroitement, tombant toujours avant de l'atteindre, allant jusqu'à perturber ce qu'il était, d'une façon qu'elle-même, elle ne pouvait connaître, simplement s'en douter, sans en être sûr.

A avancer à l'aube dans un calme étrange, vêtue d'une robe blanche, couleur Sweet pour des détails de Gothic, l'air de rien, l'impression de faire tâche dans le décor venait l'emplir.Les quelques yeux qui se posèrent sur elle suffirent à la mettre mal à l'aise, la forçant à garder le visage orienté vers le sol, trouvant certainement un côté original dans la façon dont les pavés s'étaient craquelés, l'université d'arts aurait pu être déjà dans son champs de vision, mais elle n'y porta pas attention.En fait, elle en était même à se demander comment sans même y penser, elle arrivait désormais à faire le trajet, habitude certainement réconfortante, habitude qui ne risquait pas de changer, pas comme son travail chez Gaia.Oui, peut-être était-ce la véritable raison de ses tourments, depuis que l'ancien producteur dont elle était la secrétaire avait demandé à être muté, Hikari avait dû travailler un peu à l'accueil, ainsi qu'un peu pour son père pour aider sa secrétaire qui était débordée.Au moins ne restait-elle pas là à rien faire, parce que oui, payer pour rester inactif, elle ne trouvait pas cela juste, était-elle bien trop vite prise de remords ? Mais ça, ça dépendait des occasions : après tout, pourquoi aurait-elle eu à se reprocher la mort du petit garçon de quatre ans qui avait chuté dans les escaliers de l'immeuble voisin de celui où elle habitait ? Même si c'était triste, elle n'y était pour rien.Au moins, ça avait le mérite de prouver qu'elle n'était pas malade au point de s'accuser sans cesse de choses pour lesquelles elle n'avait rien à voir.

Cette demi-journée de cours passa bien rapidement, Hikari avait obtenu une note qui lui convenait vu la manière dont elle avait manqué de s'exclamer que le lapin d'Alice au Pays des Merveilles était bien la meilleure des sources d'inspiration...même si il était possible de se demander quel rapport les deux choses avaient entre elles.Elle fila, comme d'habitude, hors des bâtiments le plus vite qu'elle le pouvait pour tenter d'être certaine d'être à l'heure à la Gaia Corp. Elle arriva même en avance puisqu'il n'était pas encore midi.Soufflant un bon coup, elle poussa l'une des portes vitrées de l'entrée pour pénétrer à l'intérieur.Il faisait plus chaud que dehors, heureusement, car à vrai dire, elle avait froid à cause de la brise qui soufflait à l'extérieur, elle s'avança dans la pièce, allant au bureau d'accueil pour discuter avec ses collègues et recevoir des indications sur l'homme dont elle allait être la secrétaire.La fille au look punk qu'elle avait devant elle semblait folle de lui, vantant le fait qu'il était sexy et qu'il pourrait très bien se produire lui-même, certaine qu'il était la perfection sans le moindre vice, la pureté incarnée, et qu'il ferait un succès fou rien que grâce à son physique.Celle-ci dérapant totalement en usant de superlatifs à l'excès, la violoncelliste préféra aller rencontrer son nouveau supérieur qui se nommait Hiro Kazuhiko.Ayant déjà entendu vaguement parlé de ce nom, elle tenta de trouver la raison...avant de finalement se dire qu'elle demanderait bien à son père ou à sa mère.

Frappant, très peu certaine de ce qu'elle était en train de faire, l'étudiante en dessin attendit une réponse qui se fit bien vite entendre clairement, une voix sérieuse, mais qu'elle ne s'imaginait pas en train de chanter quoi que ce soit comme semblait en rêver la fille de l'accueil.Elle ouvrit la porte après avoir remise la lanière de son sac sur son épaule, entrant, un peu hésitante, dans ce qui n'était pas un univers aussi nouveau que pour beaucoup.La soi-disant perfection incarnée était en costume-cravate, un air sérieux, tout ce qu'il y a de plus respectable, régnait sur son visage qui n'était pourtant pas vraiment du genre rassurant.Sur le moment, Hikari eût l'impression qu'elle devait être tombée dans la loge d'un mannequin de tenues du style Visual Kei sans le vouloir, attrappant la poignée dans sa main droite, la violoncelliste ne ferma pas tout de suite la porte, tremblant légèrement, preuve d'un manque de confiance certain.


- Go...Gom...Gomen...je suis Hikari Nakayoku, je ne voulais pas vous déranger, je...je crois que je me suis...trom...trompée de porte...

Résultat, elle fit demi-tour, lâchant la poignée pour la reprendre dans l'autre main, quand elle fut coupée dans son élan.Malheureusement pour elle, elle ne s'était pas trompée...
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MessageSujet: Re: Une journée de travail... Comme les autres? [ PV Hikari ]   Mar 18 Nov - 23:51

Il avait vu juste ! Il pourrait à présent croire qu’il possédait des pouvoirs de médium, comme son père… Enfin, vous ne pourrez pas comprendre. Un sourire discret se dessina sur son visage, et il se leva pour ‘accueillir’ sa secrétaire, qu’il allait chérir comme lui-même… Non, je rigole, elle allait plus souffrir qu’autre chose. Il quitta l’arrière du bureau pour traverser la pièce et se rendre vers la porte, dont il saisit la clinche pour la tirer sèchement, alors que la demoiselle avait déjà tourné les talons, espérant certainement qu’il n’avait rien vu… Ou qu’il allait faire semblant, mais le jeune homme ne lâche pas l’affaire aussi facilement, surtout quand sa proie à un visage semblable à celui d’un ange.
À présent appuyé sur la porte, ce sourire ne quittait plus son visage, qui semblait aussi rigide que celui d’un cadavre, et pourtant aussi pure que celui d’un ange, cachant celui d’un pur démon, d’un voyou, d’un voleur. Il pu alors l’étudier quand elle fut de dos, vêtu d’une robe blanche, des cheveux bruns lâchés et assez long. Il n’avait pas encore aperçu parfaitement son visage, puisqu’elle était partie comme un courant d’air.

« Miss Nakayoku, vous voilà donc. Je vous assure, je suis bien votre supérieur, Hiro Kazuhiko. »

Certes, il n’allait pas lui dire ‘appelez moi Hiro, c’est plus intime.’ Ca ne le faisait que plus rire qu’on le vouvoie et qu’on l’appelle par son nom. Il se recula comme pour l’inviter à entrer, fermant ensuite la porte derrière la jeune femme. Il regarda le bureau, celui qui se trouvait du côté gauche de la pièce.

« Installez-vous donc là. »

Il était alors onze heures vingt, le ventre d’Hiro allait commencer à se plaindre s’il n’allait pas bientôt manger. Pour quelqu’un de très organisé, il n’avait pas mangé ce matin, il avait plutôt… fumé. Original comme petit déjeuner.
Hiro trouva alors quelque chose à lui reprocher, oui, il aimait vexer des secrétaires, surtout celles qui semblent craquer pour lui, car ce n’en est que plus marrant, quand vous les voyez pleurnicher, songeant alors à se suicider car leur boss trop sexy leur a dit qu’elles étaient mal habillées.

« Miss Nakayoku, avez-vous déjà prit connaissance du règlement d’intérieur ? La tenue du travail est censée être classique, vous devrez vous contenter à l’avenir d’une jupe dans les tons sombres et d’un quelconque chemisier blanc ou noir. »

Ce qui l’amusait, c’est que lui, en dehors du travail, s’habillait beaucoup plus trash qu’elle, et voilà qu’il lui faisait des réflexions, mais dans l’entreprise, c’était lui le supérieur, et il devait donc faire régner l’ordre. Hiro se leva et se dirigea vers une armoire fermée. Il glissa une clef dans la serrure et l’ouvrit, on pu alors apercevoir du matériel d’informatique. Il en sortit une ordinateur portable noir, et ferma alors l’armoire, posant le portable au sol pour faire cela. Il se releva, prenant l’ordinateur au passage et se dirigea vers Hikari pour le poser devant elle.

« Voici l’ordinateur que vous utiliserez pour votre TRAVAIL et non pour discuter avec vos amies ou décorer vos sites. Veillez à toujours rendre vos travaux en temps et heure, à être à l’heure, mieux habillée qu’aujourd’hui… Sinon des sanctions tomberont. »

Mais qu’entendait-il par ‘sansction’ ? Imaginez-vous… Avec Hiro, on peut s’attendre à TOUT, oui, même à ca, cette chose à laquelle, toi, lecteur, tu n’oses pas songer. Hiro se pencha dangereusement vers la jeune fille, avec un regard presque appeurant, il tendit un doigt, et le posa sur le dessus de son crâne.

« Vos cheveux, ce n’est pas classe. Veillez à être mieux coiffée, vous ressemblez à un vieux sapin de noël plutôt qu’à un ange... Ca gâche toute votre beauté. »

Il se redressa lentement, détachant son regard de la jeune ville, jetant un oeil sur la ville de Tokyo qui était toujours aussi animée. Un sourire se dessina sur ses lèvres, un sourire malicieux, il se dirigea vers le porte-manteau et enfila sa veste.

« Malgré votre acoutrement, je vous invite à manger. Bien sûr, c’est un ordre, vous ne pouvez pas dire non. Ne vous inquiétez pas, je vous offre ce diner… En espérant que vous ne mangez pas pour deux, Miss Nakayoku… Pas comme votre père. »

Il aurait pu ajouter des choses telles "À votre place, j'aurais honte. Je n'oserais pas sortir ainsi." Mais il ne voulait pas trop l'effrayer dès le début, sinon elle prendrait la poudre d'ecampette et ne reviendrait plus chez Gaïa. Il tira un coup sur sa veste et tout fut si... Comment dire... Parfait, oui, c'était le mot que tout le monde employait pour le décrire. Si seulement elle savait ce qu'il trafiquait, ce qu'il avait l'intention de faire avec elle, pauvre petite tombée entre les mains du diable.

" Enfin, ne négativons pas, j'espère que vous vous montrerez aussi utile que votre paternel... "

Bien que la punir lui ferait tout autant plaisir... Il se dirigea vers la porte et saisit la clinche.

" Miss Nakayoku, dépéchez-vous donc, vous ne souhaitez quand même pas commencer cette journée avec du retard? "

Parce que ce n'en était pas encore fini, ce n'était que le début du tout début. Hiro se dirigea vers l'accueil, s'adressant à cette demoiselle punk.

" Bonjour Miss Fujui, si quelqu'un me cherche, dîtes lui de revenir plus tard, je vais diner avec Miss Nakayoku."

Un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres, et il fit un pas comme pour se diriger vers la sortie, jetant un dernier regard à la demoiselle de l'accueil.

" Vous êtes très bien habillée aujourd'hui. "

Il continua sa marche jusqu'aux portes vitrées, les passant, arrivant enfin à l'air libre. Il faisait frisquet, et il allait finir par geler si Hikari ne se dépechait pas un peu. Il sortit de sa poche un paquet de cigarette et en coinca une entre ses lèvres qu'il alluma à l'aide d'un briquet après avoir ranger les autres.



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MessageSujet: Re: Une journée de travail... Comme les autres? [ PV Hikari ]   Sam 22 Nov - 15:37

C'est avec un empressement digne d'un élève studieux en retard pour la première fois de son existence qu'Hikari était retournée dans le couloir, son pas rapide résonnant, différement que celui de chaussures à talons, même si elle arborait parfois de magnifiques semelles compensées, elle préférait nettement opter pour des ballerines simples, jolies.Ce ne pouvait être lui son chef, il n'était pas tellement plus âgé qu'elle d'apparence et d'un côté plus personnelle, elle aurait bien préféré laisser mademoiselle Fujui être sa secrétaire si c'était le cas.Pour une fois, elle passait son tour, elle n'avait pas envie de faire le travail que son père lui avait trouvé.Pourquoi donc l'avait-on affectée à un type pareil ? Sa voix sérieuse d'être parfait traversa la spacieuse pièce de la forme d'un tunnel, l'arrêtant nette comme si quelqu'un avait appuyé sur l'option pause en regardant cette scène qui marquait le début d'une relation bien étrange, entre dominant et dominé, entre un ange et le diable incarné, entre le manipulateur et le naïf, entre deux personnes opposées, avec l'une qui était bien plus forte que l'autre, et qui allait en user à coup sûr.En elle, quelque chose semblait crier, lui dire de partir, sans en connaître encore la raison, elle ne savait pas encore, elle ne pouvait pas déjà le savoir, avalant difficilement sa salive, l'étudiante en arts se retourna, le regardant affirmer le fait qu'elle était bien sa secrétaire.Quelque part, une part d'elle était en train de nier en bloc, tandis que son corps prenait une direction opposée à celle que sa tête souhaitait prendre, rassemblant à nouveau son courage, prenant une grande bouffée d'air.

Un pas, deux pas, trois pas, la distance qui les séparait devenait de moins en moins grande, la violoncelliste arriva vite près de lui, entrant dans la pièce parfaitement bien rangée d'un être à première vue parfaitement parfait, ce qui ne partageait absolument pas sa vision de la perfection, chose qui à ses yeux n'existaient pas et qui lui faisait redouter le pire.Hiro Kazuhiko...ce nom la tourmentait déjà, où l'avait-elle entendu auparavant ? Le fait de l'avoir peut-être oublier suffisait à la mettre mal à l'aise, si ils s'était connus, si elle ne s'était pas souvenue de lui...ça aurait pu être vexant, bougeant un peu avec son bracelet pour essayer de calmer une nervosité grandissante, la demoiselle alla s'asseoir dans le fauteuil qu'il lui avait indiqué, elle commença alors à jouer avec ses doigts, attendant, à la limite du terrorisé, que son supérieur dise quelque chose.Non, elle n'était pas en retard, et ses horaires ne coïcidaient pas toujours avec ses cours, c'est pourquoi elle n'allait pas être sa seule secrétaire, mais il ne semblait pas s'en rendre compte, elle n'était qu'une étudiante dans un milieu où il était dur de percer, tout comme la musique : le dessin.Même si elle était douée, Hikari n'avait que très peu de chance d'y parvenir, au pire, elle travaillerait en tant qu'assistante pour sa mère, mangaka.

Le règlement intérieur ? Bien sûr qu'elle le connaîssait ! Depuis le temps qu'elle travaillait ici pour se payer ses études et le loyer de son appartement, mais jamais, au grand jamais, elle n'avait lu cette règle, ouvrant la bouche comme pour rectifier son erreur, elle comprit que ça, c'était l'une des règles qu'il imposait.Elle avait failli commettre une grosse bourde dès le premier quart d'heure où elle l'avait rencontré, elle ferma la bouche, respirant un bon coup, attentive.Elle le regarda ouvrir une armoire et la violoncelliste ne put que se demander ce qu'il faisait.Il posa, devant elle un objet d'environ cinq centimètres d'épaisseur, noir et de forme rectangulaire.Au premier coup d'oeil sur cet objet, elle reconnut que c'était un ordinateur, il expliqua clairement la situation, comme quoi elle ne pouvait pas passer son temps à aller peaufiner un quelconque site ou discuter avec ses amies...intérieurement, elle eût une grande envie de lui répondre que de toute manière, elle n'en avait pas, mais quelque chose l'empêcha de le dire, elle, risée de la gente féminine en général, préférait certainement éviter qu'on la plaigne, car à ses yeux, elle avait déjà de la chance d'être là et d'exister, même si elle était pleine de défauts, pleine de dégoût envers elle-même.C'était étrange qu'il exigeait qu'elle soit bien habillée...enfin...d'accord...mais de là à sanctionner...et puis...elle était bien habillée là...elle ne voyait pas pourquoi il considérait sa robe comme un " accoutrement " dans le sens péjoratif...

Il s'attaqua ensuite à ses cheveux, sans savoir qu'au lieu de la vexer, il la mettait à la fois mal à l'aise et brisait le peu de confiance en elle qu'elle avait.Ses robes, sa différence, d'un côté, cette extravagance palliait ce manquement, ce défaut de fabrication qui la blessait si souvent, comme séparée par une barrière des gens " dans la norme " sans la moindre personnalité.Comment dire au revoir même quelques heures à ce qui la constituait ? Pour elle, c'était inenvisageable, pourtant, elle devait le faire, parce qu'il l'avait dit, et elle n'allait pas contester ce qu'il disait, simplement parce que même si elle le voulait, elle ne lui aurait fait jamais remarqué, et de plus, c'était grâce à ce salaire que l'étudiante en art pouvait louer son appartement qu'elle ne voulait quitter pour rien au monde.Mieux coiffée ? Ressembler à un sapin de Noël ? Elle avait les cheveux ondulés, et alors ? Il voulait qu'elle se les lisse ? De toute manière, elle s'en fichait de gâcher une beauté qu'elle ne possédait pas, quoi qu'elle eût fait.Elle restait silencieuse, endurant en silence les critiques, même si c'était douloureux, endurant en silence la souffrance, même si elle finirait par en mourir, la destinée de l'être humain, blesser les autres ou être blessé...on était l'un ou l'autre, elle était l'autre, à mille lieux de l'un, condamnée à être le souffre douleur de ce dernier que jamais elle ne verrait clairement naître en elle, et de toute manière, elle ne souhaitait pas faire du mal aux autres, c'était un choix, vivre pour le bonheur des autres et non pour le sien, c'était une vie qu'elle avait décidé de rester, des années et des années, à n'être rien du tout.

Une invitation en restait-elle une si c'était un ordre ? Inviter quelqu'un, c'est lui laisser le choix, que dans le cas présent, elle n'avait pas.Et dire que ça ne faisait que quelques minutes qu'elle était là, et déjà, elle était invi...traînée de force dans un restaurant.Elle sursauta, se raidissant légèrement de nervosité quand son père fut évoqué, père qui d'ailleurs, ne mangeait pas beaucoup, ce qui prouvait qu'il avait juste dû entendre parler de lui, le méprisait-il simplement parce qu'il était un producteur moins bon que lui ? Kaoru Nakayoku avait travaillé toute sa vie à Gaia et avait déniché plusieurs succès, et jamais, depuis le temps qu'elle venait ici, elle n'avait entendu parler d'Hiro Kazuhiko, et pas énormément de son père, aussi.Il ne tarda pas à changer de position, aussi utile que son paternel ? Si le fait d'être secrétaire signifiait qu'elle devait travailler de la même manière qu'un producteur, elle se serait certainement présentée à ce post-là pour avoir un salaire qui convenait à son statut.Il se leva, se dirigeant vers la porte, la demoiselle le regardant sans comprendre tout à fait ce qu'il faisait, après tout, il n'était pas encore douze heures.

Elle ne tarda pas à se relever et se diriger vers lui, à sa suite, fermant soigneusement la porte pour éviter que quelqu'un ne rentre.Après tout, il aurait été stupide de se faire virer simplement parce qu'elle ne se dépêchait pas pour aller manger, elle arriva finalement à l'accueil, s'arrêtant en l'entendant s'adresser à sa collègue, qu'elle regarda avant de visiblement ne pas comprendre en quoi il la considérait comme bien habillée et pas elle.Mais...mais...elle ne portait pas non plus une tenue classique, alors pourquoi elle devait en changer et pas elle ? Serait-il punk lui aussi ? En tout cas, il était bien difficile pour elle de le savoir sans le voir.Hikari chercha alors du regard où se trouvait Hiro, le voyant dehors s'allumer une cigarette, après une minute, elle parvint à se dire qu'il devait l'attendre, et donc, qu'elle devait se dépêcher, elle sortit elle aussi, et malgré qu'elle n'était pas habillée très chaudement, elle n'avait absolument pas froid, à force de porter le même style de tenue depuis qu'elle était toute petite, qu'elle qu'était la saison.La violoncelliste resta derrière lui tout le trajet, ne sachant pas où il voulait aller manger, elle n'était pas encore devin, croisant l'un des autres élèves de sa classe, elle lui fit signe en souriant, ne regardant pas là où elle mettait les pieds...
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